Dénommée autrefois Ad-Fratres puis Nemours, la ville de Ghazaouet
(de l'arabe ghazaouet signifiant "conquêtes") tire son nom, d'après la
légende, du fait qu'elle servait de repères ou de lieu de réunion à des
individus qualifiés de "brigands" par les gens de l'époque. Il s'agissait
en fait de naufragés qui allumaient des feux sur la plage pour tromper
les bâteaux proches.
Du temps des romains, Ghazaouet s'appelait Ad Fratres, ce qui voulait
dire "les deux frères". Ce nom est en rapport avec la présence au
large de la côte de deux grands rochers de 25m de hauteur devenus
symbole de la ville et d’une splendeur inouïe au coucher de soleil.
Beaucoup plus tard, au début de la colonisation française, Ghazaouet
qui était réduite à une petite crique presque inhabitée prit le nom "Nemours".
Une base militaire y fut installée, base ayant permis la pénétration française
dans l'ouest algérien.
Ghazaouet était alors le premier port de pêche d'Algérie. Cette ville, connue
pour ses sardines et surtout pour ses anchois, était devenue, grâce à l'usine
"papa falcone" (conserverie), célèbre dans tout le pays. Il est à noter,
qu'également en ce qui concerne marchandises pondéreuses (charbon,
minerais, halfa etc..), le trafic maritime de l'époque était plus important que
celui des grandes villes d'Algérie (Oran, Alger) car tout le trafic du Maroc
oriental passait par Ghazaouet, ses ports alors sous domination espagnole.
Enfin, autre fait marquant de l'histoire, c'est à Ghazaouet que l'Emir Abdelkader
passa sa dernière nuit, avant d'être expatrié d’Algérie; plus exactement dans
une villa, rue de Touent du nom de la montagne qui se trouve à l'Est de Ghazaouet.
Aujourd'hui, cette rue a été baptisé : "rue des Chouhadas".